Groupe de travail "Réforme de l'école secondaire"

REFORME de l’ECOLE SECONDAIRE :
campagne de mobilisatio(13/11/2013)

Vous trouverez toute l'information quant à cette réforme des études secondaires et aux actions qui l'accompagnent sur une page spécialement créée à cet effet .

 Historique

Le cabinet du Secrétaire général a récemment présenté une proposition (doc.17) visant à réformer des programmes de l’enseignement secondaire des écoles européennes (S1-S7) (versions  FR ci-dessous).

Il est prévu de mettre en œuvre les différentes parties de cette proposition à partir de septembre 2014Les élèves actuellement en S2 seraient donc les premiers à passer le Bac selon le nouveau système. En d’autres termes, la réforme concerne beaucoup d’entre nous.

Plusieurs dispositions de cette réforme sont particulièrement inquiétantes :

  • La restructuration des options de S6 et S7 en « filières » conçues de manière rigide, et qui sont susceptibles de ne pas correspondre aux exigences de toutes les universités nationales ;
  • La création, en S6 et S7, d’études générales en sciences et humanités, au lieu des options de 2h plus spécialisées et largement reconnues ;
  • Les modifications des cours de mathématiques en S4 et S5 ;
  • L’enseignement de la religion et de la morale en LII à partir de la S3 ;
  • Les amendements apportés à la mission de l’école européenne, qui pourront affecter les futures inscriptions à partir de la S5.

Un groupe de travail composé de représentants de parents de l’école d’Uccle a présenté une proposition alternative pour les S6 et S7, à partir d’une analyse précise des coûts et des choix effectués par les élèves au cours de ces dernières années. Cette alternative a obtenu le soutien d’Interparents, l’organisation regroupant l’ensemble des associations de parents des écoles européennes (déclaration d’Interparents ci-dessous).

Malheureusement, tant cette proposition alternative que les avis divergents, y compris ceux d’enseignants et d’inspecteurs, ont été ignorés par les responsables chargés de prendre les décisions. Plus inquiétant, la proposition du Secrétaire général semble devoir être adoptée lors de la réunion du Conseil supérieur qui aura lieu du 3 au 5 décembre prochain, en dépit de l’absence d’une analyse d’impact adéquate des aspects financier et pédagogique, et de la prise en compte d’autres propositions.

2013-09-D-17-fr-1
2013-09-D-17-fr-1 Annexe1
2013-09-D-17-fr-1 Annexe2
Secondary school studies InterparentsX 2013

 Objectif

Notre principal objectif est de bloquer le passage de la proposition de réforme des programmes de l'enseignement secondaire (S1-S7 ou toute partie du projet) au cours de la réunion du Conseil supérieur du mois de décembre, et d’en retarder l’adoption jusqu’à ce qu’une évaluation correcte et impartiale en ait été effectuée. Une évaluation correcte et impartiale remplirait les conditions suivantes :

  • évaluer l’impact financier et sociétal/pédagogique de la réforme proposée, ainsi que son incidence sur l’admission dans les universités et établissements d’enseignement supérieur ainsi que sur la mobilité d'un État membre à l'autre ;
  • prendre en compte l’ensemble du cycle secondaire, de S1 à S7 ;
  • être conforme au principe de proportionnalité (« le contenu et la forme des actions doivent être en rapport avec la finalité poursuivie. ») afin de prendre en considération le système actuel, le système proposé ainsi que les propositions alternatives ; et elle devrait envisager la nécessité de la réforme de l’enseignement secondaire à la lumière des mesures de réduction des coûts déjà mises en places ou planifiées ;
  • reposer uniquement sur des données statistiques fiables et vérifiables ;
  • être contrôlée par un groupe de pilotage comprenant des représentants des parents, des enseignants et des élèves.

Actions proposées

  • ! CETTE SEMAINE : ACTION DES PARENTS ! : campagne d’envoi de lettres - TOUS à vos claviers !!!
    Jusqu'au lundi 4 novembre 2013.
    LetterWritingCampaignInformationNow_French
  • PROCHAINEMENT : ACTION DES PARENTS : pétition de l’association des parents
  • PROCHAINEMENT : ACTION DES PARENTS : pression auprès des décideurs des États membres

Présentations et autres documents

Une réunion d’information au sujet de la réforme de l’enseignement secondaire a été organisée pour les parents le jeudi 17 octobre à l’Ecole européenne d’Uccle.
Secondary Reform Uccle Presentation _2013-10-17

Une réunion d’information au sujet de la réforme de l’enseignement secondaire a été organisée pour les parents le mardi 15 octobre à l’Ecole européenne d’Ixelles.
Secondary Reform Ixelles Presentation _2013-10-15

Documents complémentaires

Secondary Reform Letter Uccle 04-2013
Secondary Reform Letter Munich
Letter to VP Sefcovic EEB 14-10-2013

Groupe de travail "Cost sharing"

Le déséquilibre entre le nombre d’enseignants détachés par chaque État membre est dû à une série de raisons. Il serait contraire à nos intérêts de parents de créer des divisions entre nous, en faisant porter la responsabilité à une catégorie ou à une autre. Il s’agit avant tout d’un problème de gouvernance.

La crise actuelle autour du détachement des enseignants est apparue lorsque l’on a réalisé qu’aucun progrès n’allait être possible sur cette question.

La réforme de l’enseignement secondaire et d’autres mesures de réduction des coûts sont considérées comme nécessaires en raison de l’absence d’une solution viable en matière de partage des coûts et de financement des écoles européennes.

En 2012, les coûts de détachements des professeurs à charge des États membres représentaient 20% (56 millions d’€) de l’ensemble du budget des écoles européennes (227 millions d’€). Pour la même année, la contribution de l’UE représentait 60% (163 millions d’€). Le reste provenant des droits d’inscription et d’autres recettes. Malheureusement, la Commission n’est pas en mesure d’augmenter sa contribution, même en présence d’une augmentation des élèves de catégorie I, ce qui signifie une baisse de sa contribution par élève.

Il existe un accord entre les États membres, qui prévoit que le nombre d’enseignants qu’un pays est censé détacher, c’est-à-dire son « quota », est calculé en proportion du nombre d’élèves originaires de celui-ci. Toutefois, les États membres peuvent détacher davantage d’enseignants s’ils le souhaitent.

La nationalité des élèves est déterminée en fonction de la nationalité déclarée par les parents sur le formulaire d’inscription.

En réalité, les besoins de l’école en matière de nationalité des enseignants ne correspondent pas strictement au nombre d'enfants correspondant.

Solutions proposées

Les propositions avancées pour résoudre le problème du partage des coûts sont les suivantes :

Proposition: Le Royaume-Uni propose que les États membres divisent entre eux 20% du budget des écoles européennes, en fonction de leur proportion d’élèves des trois catégories dans les différentes écoles. Les fonds seraient ensuite utilisées pour leur rembourser les détachements d’enseignants. (Voir document 2013-07-D-18-FR-2 ci-dessous).

Problème : les pays qui versent des salaires relativement élevés à leurs enseignants pourraient obtenir tout de même un remboursement, alors même qu’ils envoient un nombre d’enseignants inférieur à leur « quota », étant donné que le montant total des salaires versés serait excédentaire. Les États membres dont le niveau de salaire est inférieur se situeraient toujours en-dessous du plafond.

Proposition du Secrétaire général : les États membres qui ne détachent pas la totalité de leur quota d’enseignants versent une contribution financière équivalente au salaire national moyen de l'ensemble des enseignants non détachés. Un mécanisme serait créé, permettant de diviser la somme totale ainsi collectée entre les États membres qui détachent davantage d’enseignants que leur quota. (Voir document 2013-07-D-18-FR-2 ci-dessous).

Problème : ce fonds commun ne permettrait pas de procéder au remboursement complet de tous les enseignants détachés en sus du quota national de leur pays.

Modèle de Munich modifié (solution soutenue par Interparents) :
Les États membres versent une contribution calculée au moyen de la méthode qui est utilisée pour calculer leur contribution à l’UE, de manière à collecter la somme totale nécessaire. Les États membres  touchent le remboursement de chaque enseignant détaché. (Voir document 2012-02-D-43-fr-1 ci-dessous).

Problème : le Secrétariat Général rejette ce modèle au motif qu’il n’a pas l’appui des États membres.

Or ce modèle comporte les avantages suivants : il est juste, solidaire, il couvre l’ensemble des coûts et permet de maintenir des liens forts avec les États membres, ce qui est important pour la supervision des enseignants, le développement des programmes, et la reconnaissance du Bac.

En dernière analyse, les parents souhaitent une solution de partage des coûts et de financement qui permettent à nos enfants de bénéficier d’enseignants de leur langue maternelle qualifiés et compétents, d’inspecteurs qui contrôlent tous les enseignants de l’école et qui développent les manuels d’enseignement ainsi que des programmes qui leur permettent d’entrer dans les universités de tous les États membres ou bien de retourner dans leur système scolaire national sans traumatisme excessif.

2013-07-D-18-FR-2
2012-02-D-43-fr-1

Qu’avons-nous déjà fait?

Les quatre écoles de Bruxelles travaillent ensemble, main dans la main avec Interparents.

Nous avons élaboré, avec le Comité Local du personnel, une lettre au Commissaire Šefčovič pour demander une réunion avant celle du Conseil supérieur du mois de novembre.

Que pouvons-nous faire?

Le sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil supérieur, le 25 novembre 2013.

La pression sur chaque État membre sera coordonnée au sein des sections. Il s’agit de prendre contact avec la personne qui assistera à la prochaine réunion extraordinaire du Conseil supérieur au sujet du « Cost sharing » (le délégué au Conseil supérieur ou le ministre de l’Éducation), ainsi qu’avec la personne qui est son responsable (le ministre de l’Éducation), afin de demander que l’accord qui sera conclu garantisse aux écoles les enseignants et les inspections nécessaires. Si ce sont les mêmes personnes qui prennent également les décisions concernant la réforme de l’enseignement secondaire, vous pouvez leur adresser un courrier reprenant ces deux questions (des modèles de lettres et des listes de personnes de contact seront disponibles très prochainement).

Afin de renforcer la pression, vous pouvez également écrire aux parties prenantes concernées, dans le but qu’elles nous aident à obtenir une réponse (une liste des parties prenantes concernées ainsi qu’un modèle de lettre seront disponibles très prochainement).

Date limite pour l’envoi de courriers électroniques : le 16 novembre 2013

Autre document :

Lettre d'Interparents au Secrétariat général, au sujet du partage des coûts :
Interparents letter to Troika 21 June 2013 French